Tester la thèse
Marché, modèle économique, moteurs de marge, dépendances, capacité d’exécution du plan d’affaires et création de valeur attendue.
L’audit d’acquisition transforme une information imparfaite en décisions de prix, de structure et de protection contractuelle. Il ne certifie pas l’avenir : il teste la robustesse de la thèse d’investissement.
La due diligence intervient avant la signature ou la réalisation d’une opération. Elle cherche les écarts entre le récit de vente, la performance économique sous-jacente, les obligations transférées et la valeur réellement accessible à l’acquéreur.
Marché, modèle économique, moteurs de marge, dépendances, capacité d’exécution du plan d’affaires et création de valeur attendue.
Quality of Earnings, dette nette, besoin en fonds de roulement normatif, engagements hors bilan et capex de rattrapage.
Ajustement du prix, conditions suspensives, garanties, indemnités spécifiques, escrow, assurance W&I et plan des 100 jours.
Le périmètre est piloté par la matérialité et les risques de la transaction. Les questions évoluent à mesure que les analyses se recoupent : chaque anomalie doit être sourcée, triangulée, quantifiée et reliée à une conséquence de deal.
Filtrez les chantiers. Le rapport final doit connecter leurs conclusions : une dépendance client peut affecter simultanément le business plan, la qualité du chiffre d’affaires, les covenants, la valorisation et les garanties.
Reconstruction de la performance récurrente, cut-off, reconnaissance du revenu, concentration, marge par segment, cash conversion, dette et BFR.
Taille et dynamique du marché, win/loss, pricing, rétention, pipeline pondéré, élasticité, positionnement et voix du client.
Chaîne de propriété, pouvoirs, contrats matériels, change of control, contentieux, propriété intellectuelle et conformité.
IS, TVA, prix de transfert, restructurations, déficits reportables, établissements stables, paie, statut des indépendants et contrôles.
Capacité, productivité, achats, qualité, supply chain, maintenance, capex historique et requis, continuité d’activité.
Architecture, dette technique, scalabilité, SDLC, dépendances, licences, données, cybersécurité, résilience et coûts de séparation.
Équipe clé, incentives, succession, attrition, compétences rares, conformité sociale et coût de l’organisation cible.
Passifs environnementaux, permis, santé-sécurité, chaîne d’approvisionnement, trajectoire carbone et exigences réglementaires.
Baseline indépendante, coûts one-off, calendrier, désynergies, TSA, stranded costs et responsabilités de capture.
Les agrégats de transaction sont des définitions négociées. Chaque ajustement doit préciser sa période, sa récurrence, son traitement fiscal, son éventuel double comptage et sa cohérence avec le SPA.
Objectif : isoler la rentabilité soutenable et documenter le pont entre comptes statutaires, reporting management et agrégat de valorisation.
Attention aux économies futures, synergies acquéreur et ajustements sans preuve.Au-delà des emprunts : intérêts courus, factoring avec recours, earn-outs, passifs fiscaux, bonus acquis, leases selon définition et coûts de restructuration.
Tester disponibilité du cash, restrictions, cash traps et dette intragroupe.La cible repose sur la saisonnalité, la croissance et des politiques homogènes. Elle exclut les éléments déjà traités dans la dette nette ou le prix.
Analyser au mois, par entité et par composante ; challenger les window dressings.Distinguer capex de maintenance, de croissance et de rattrapage. Réconcilier additions, registre des immobilisations et flux de trésorerie.
Une forte croissance peut masquer une conversion structurellement faible.La qualité d’un audit dépend moins du volume reçu que de la traçabilité : source, propriétaire, période, version, réconciliation, exceptions et limites. Une absence de données est elle-même une information, mais pas une preuve de risque.
Classer par impact potentiel sur la thèse, le prix ou la capacité à signer. Définir un seuil de matérialité, un propriétaire et une date cible. Fermer chaque demande avec une réponse ou une limite explicite.
Partager les questions factuelles en amont, réserver la séance aux causes et arbitrages, faire valider les chiffres clés et consigner les engagements. Une réponse orale critique doit être corroborée.
Exposer la limite, estimer une fourchette, tester le cas défavorable, demander une protection proportionnée et distinguer clairement hypothèse, estimation et fait observé.
Un signal faible n’est pas une conclusion. Sa combinaison avec d’autres anomalies détermine le niveau d’escalade, l’échantillonnage complémentaire et le remède transactionnel.
Facturation anticipée, avoirs post-clôture, side letters ou acceptation client non établie.
Contrat exceptionnel, sous-investissement, inflation non répercutée ou coûts capitalisés.
Retards fournisseurs, factoring, relances ponctuelles ou stocks sous le niveau opérationnel.
Consentement requis sur client, licence, dette, bail ou contrat indispensable.
Bus factor, fin de support, architecture non scalable, sauvegardes non testées ou droits insuffisants.
Relations commerciales, savoir-faire, pouvoirs ou accès concentrés sans succession crédible.
TVA, prix de transfert, management packages ou présence taxable insuffisamment étayés.
Droits d’accès excessifs, tiers non évalués, alertes non tracées ou indicateurs manuels.
Le bon livrable ne se contente pas d’inventorier. Il hiérarchise, chiffre, expose le niveau de preuve et attribue chaque sujet au bon mécanisme : poursuivre l’analyse, modifier le prix, négocier une protection ou préparer l’intégration.